Depuis 1997,
une table à soi.
Tout a commencé dans un local de dix-huit mètres carrés rue des Abbesses, avec une ardoise, douze couverts et l'idée fixe d'Henri Lemaire : cuisiner le marché sans chichi. Sa complice Sylvie Aubert assurait la salle — et la conversation. Ce premier hiver, les habitués ont pris l'habitude de se croiser autour de la même table d'hôtes.
Vingt-sept ans plus tard, Le Terrier a grandi — soixante-deux couverts, une cave de cent-vingt références, une équipe de onze. Mais l'esprit est intact : l'ardoise change chaque matin, les producteurs passent encore boire un verre, et Henri goûte toujours le bouillon lui-même avant le service.
Onze têtes,
une seule table.
On ne recrute pas des curriculum vitae ici — on recrute des gens qui savent manger. Chaque membre de l'équipe connaît les producteurs par leur prénom, démonte une carte des vins en cinq minutes et peut improviser un dessert quand le four lâche un vendredi soir. Ce n'est pas un don inné : c'est une culture qu'on entretient depuis vingt-sept ans, repas de famille le dimanche inclus.